KIKOU.
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Une maison. Un jardin immense. Des statues, et des individus.
Des figurants dévisagent. Multitude de lumières qui s'entrechoquent à l'infini sans le moindre temps d'arrêt. Morning yearning . On ne distingue pas les gens des statues, parce qu'il fait trop froid pour ça, et que quand ils ont froid les gens ne pensent qu'à leur corps subissant une chute de température, et le reste ils s'en foutent.
___ navigue à travers cette masse malgré l'air mou d'écume mais il est mal barré et n'est pas cap.
En un instant, il reconnaît l'un de ses amis et va donc à sa rencontre, un crapaud dans la main, celui-ci crapotant. Gare à l'explosion. Il attendait toujours son train, d'ailleurs, d'on ne sait où, juste d'Ailleurs, mais il l'attendait dans cet immense jardin, alors forcément...Il y en avait trop et il ne savait lequel prendre. N'importe quel lambda est potentiellement un train à ne pas louper. Mais ___ n'était pas cap.
Il est désormais à proximité de son ami, ....
- Hey, ......, que me vaut ce plaisir ? Questionne-t-il.
-100 francs.
-Oh, les tarifs ont grimpé...
-Certes, j'ai de plus en plus de mal à les atteindre, il est donc logique que j'en demande plus...
-Mais, plus vous demandez plus ils grimpent et...
-Ha, vous n' y comprenez rien en affaires ! Rugit-il.
Et s'en va. ...... n'était plus l'ami de ___.
Ce dernier continue sa route en essayant de rattraper les autres qui restent immobiles, et cela n'est pas tache facile. Alors il pleut et toutes s'en vont, suivant ...... dans une traînée jaunâtre, laissant perplexes les autres péripatéticiennes présentes dans ce jardin.
___, toujours frileux et filandreux se faufile parmi les gens à la recherche du bon train. Il était déjà 22h22, ou peut-être 22h22, on ne pouvait le savoir car ces deniers temps le chiffreur de temps s'emmêlait les pinceaux, ce qui donnait lieu à d'étranges dessins qu'___ gardait précieusement non pas sur lui, c'eût été trop voyant, mais dans la poche de son manteau, dans lequel loge également son crapaud puisque ___ ne porte ni chapeau ni chaussettes. Il a un sourire d'enfant et des yeux qui pétillent et les veines de ses mains et de ses avant-bras ressortent fortement, on peut voyager rien qu'en contemplant ses mains et avant-bras. C'est que tus ses voyages s'y sont inscrits, du temps où les trains le prenant au vol sans qu'il ait à être terre à terre. Il marche pieds découverts, toujours.
Photo.
